Publié dans Economie

Taxes douanières américaines - Coup dur pour les exportations malagasy

Publié le dimanche, 27 avril 2025

Le textile, la vanille et les produits miniers dominent les exportations malagasy vers les Etats-Unis. « Le secteur textile représente 54,8 % des exportations totales de Madagascar vers ce pays, suivi par les produits miniers à 23,07 % et la vanille à 16,9 % ». Ces données ont été communiquées par la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison lors d'une émission télévisée sur une chaîne privée vendredi dernier. Cependant, l’avenir de ces secteurs est désormais incertain. La ministre a annoncé que le taux de croissance économique de Madagascar devrait chuter à 4,5 % en 2025, contre 5 % précédemment prévu. Cette révision est principalement due à la décision du gouvernement américain d’imposer de nouvelles taxes douanières. Un droit de douane de 10 % est appliqué jusqu’au 8 juillet 2025. Ensuite, il sera porté à 47 % à partir du 9 juillet.

Si ces mesures sont mises en œuvre, les exportations malagasy risquent de subir de lourdes pertes. « Le secteur textile pourrait voir ses exportations chuter de 42,2 %, tandis que celles de la vanille pourraient diminuer de 12,10 % », a-t-elle ajouté. La situation serait particulièrement grave pour le secteur textile, qui est fortement dépendant des zones franches où de nombreux Malagasy travaillent. Le secteur du transport, qui assure l’acheminement des marchandises vers les ports, sera également touché.

Emplois en péril

Les conséquences sociales sont également inquiétantes. Selon le gouverneur de la Banky Foiben’ny Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, environ 60 000 emplois dans le textile et 120 000 dans la vanille seraient menacés. Il a rappelé que Madagascar a déjà rencontré des difficultés similaires dans ses relations commerciales avec les Etats-Unis. Cependant, cette fois-ci, la situation semble plus critique. Face à cette menace, l’ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis, Lantosoa Rakotomalala, a assuré que le Gouvernement et le secteur privé travaillent activement avec les autorités américaines pour trouver une solution. Elle a précisé qu’une lettre officielle a été envoyée aux Etats-Unis pour signifier la volonté de Madagascar d’entamer des négociations. L’objectif est de préserver les intérêts mutuels des deux nations.

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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